Penny Dreadfuls, 1867 · page 95 of 339
La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 95: what you’re looking at
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86 LA TAVERNE un pinceau, et ses grands yeux noirs reflétaient comme un miroir son ame pure elt candide. Quand elle baissait les yeux, ses longs cils faisaient l’effet dun voile tiré sur ses pensées; son teint etait celui d’une brune, mais un sang | pur et vermeil brillait sur ses Jevres purpurines, autour de ses narines roses, et couvrait son beau front d@incarnat =~ lorsque quelque passion était excitée chez elle. Ses formes de sylphide étaient d’une harmonie parfaite; sa taille était — si délicate, ses mains si mignonnes, ses pieds si petits, qu’on voyail facilement qu'elle était issue d’un sang patricien. Son caractere et ses charmes physiques étaient de nature a impressionner tous ceux qui la voyaient : ayant terminé son education en Angleterre, elle unissait a la vivacite de la nature de son climat natal la moralité solide des mceurs — anglaises, et, comme elle n’était ni légere, ni frivole, elle. ctait entierement degagée de toute affectation ridicule; elle avait une grace naturelle : l'art ne lui ajoutait rien. Ses — maniéres commandaient. le_respect, et son maintien seul réprimait toute idée d’impertinence ou tout regard incon- venant; avec un caractere naturellement enjoué, elle s’oc- cupait de choses sérieuses, et son esprit, fortifié par des connaissances uliles, ¢@tait encore embelli par toutes les perfections de Ja femme. Les deux personnages qui se trouvaient dans le salon quand Armstrong et Kichard arriverent, etaient de jeunes dandies, tous deux membres de Varistocralie : c’était-1a leur seule recommandation. Ce n’est cependant pas a cause dé cela quwils avaient obtenu leurs entrées dans la maison du Comte; mais parce Ebooksteco =} —e (©)