Penny Dreadfuls, 1867 · page 61 of 339
La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 61: what you’re looking at
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ede eae aS ae Poe he 2 See ee te be LA TAVERNE — Cest un prisonnier de la Chanceilerie condamné par défaut. Il parait qu’un jour en se promenant, il apercul une immense affiche annoncant la vente immediate par ordon- nance de la Chancellerie d’une proprieté consistant en treize inaisons, du coté de Finsbury 4. Mon bonhomme n’avail pas une guinee en poche, ni méme le moyen de s’en pro- curer une ; néanmoins il se rendit a la vente avee aplomb, monta ala chambre des commissaires-priseurs et donna des ordres pour le marche. Il y avait bon nombre d’ache- teurs, mais cela lui importait peu, il surencherissait tou- jours, el a la fin la propriété lui fut adjugée au prix de quatre mille trois cents livres. Pour les ventes faites par ordre de la Chancellerie, on ne depose pas d’argent ; cela peul vous paraitre bizarre, mais c’est comme j’al l’honneur de vous le dire. Le monsieur sen fut enchanté de son marché; la premiére chose qu'il s’empressa de faire fut d'aller toucher tous les arrerages de loyers qu'il put rece- voir des locataires et de faire saisir ceux qui ne pouvaient ou ne voulaient pas payer; il jouait ainsi un tour assez dréle ; il requit le ministére de tous les huissiers de Fins- bury et se fit payer tout ce qui était di jusqu’au dernier liard. Les notaires employés pour la vente de la propriété dresserent des actes de transfert et établirent le titre du nouveau proprictaire : mais ’honnéle acquereur ne pensait pas a payer. A la fin, la Chancellerie, fatiguée de ces ater- 1. Finsbury, Yun des cing bourgs qui composent la ville de Londres, avec la Cité proprement dite, la cite de Westminster et la cite de Greenwich, ClOOOKS.CO =} —s ‘ (Ge) 5}