Penny Dreadfuls, 1867 · page 323 of 339
La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 323: what you’re looking at
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346 LA TAVERNE | Apres avoir jeté un regard sur le journal qu'il tenait dans les mains, il sonna. Un commis parut. — M. Martins est-il arrivé ? — Qui, monsieur. — Dites-lui de venir. Le commis se retira, et le vieux Martins entra en ayant soin de fermer la. porte. — Bonjour, Michaél, dit le banquier. Quelles nou- velles ? — De plus en plus mauvaises, répondit le vieillard avec une sorte de grognement sauvage. Nous avons eu bien des ennemis pendant ces derniers trois mois. — Vous pourriez dire pendant ces sept ou huit dernieres années, observa Tomlinson avec un soupir. Kt sa physionomie exprima un extréme désespoir, aussi passager qu’tl elait poignant. — P’abord la tache était assez facile, dit Michaél : un peu de tact et de soins nous permettaient d’aller; mais de- puis quelque temps nous sommes dans une situation telle- ment désespérée, que je crains toujours en venant le matin que cela n’aille pas jusqu’au soir. — Mon Dieu! mon Dieu! quelle existence! s’écria Tomlinson ; et dire qu'il y a des centaines, des milliers d’individus qui se disent en passant dans la rue qu’ils vou- draient étre James Tomlinson! Ciel! quand moi j’aimerais mieux étre un mendiant, un balayeur des rues, un pauvre de la maison d’asile. =} A: (O) CElO@OKS (€@)