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Penny Dreadfuls, 1867 · page 201 of 339

La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 201: what you’re looking at

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La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 201: Penny Dreadfuls, 1867

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Machine-transcribed from the original scan — historical spelling and the odd misread are preserved.

492 LA TAVERNE plaint par vous! Ma vie jusqu’ici n’a eté quwune suite de miseres. A ma majorite, jai trouvé mon bien dissipé par celui auquel il avait ete confié, et, depuis, d’autres événe- ments ont donne un aspect nouveau et pénible aux lieux chéris ou mon entance s’était écoulée. Quels réves d’avenir javais faits, alors que je n’etais encore qu'un enfant !... Quels desirs, quelles émotions, quelles ambitieuses aspi- ralions avaient vu le jour dans ce lJieu!... Deux annees s’élaient écoulees quand j’y revins. Je pensai alors aux sen- timents qui, autrefois, avaient fait battre mon cceur, et je les opposais 4 ceux qui les avaient contrariés. Je pensai combien le cours de ma vie avait été différent de celui que je m’etais tracé, et combien vains et futiles étaient les ef- forts que javais voulu opposer aux eévénements et a la force des circonstances. Je m’eéveillai, comme au sortir d'un long réve, j’ouvris les yeux sur le chemin que j’avais encore a parcourir et je le jugeai par celui que j’avais” déja laissé derriere moi; je vis linutilite de la vie dun homme en general et la vanité des occupations dans les- quelles 11 perd son énergie; alors je restai convaincu que je n’élais quun instrument dans les mains d’un autre et que le point ou j’étais arrivé n’était pas celui ou je ten- dais, mais bien celui qu’avait voulu le Tout-Puissant. Voila ou j’en suis venu, Isabelle. J’avais forme un projet, un réve élyséen qui eit réjoui comme une bénédiction le reste de mes jours... Voyez!... Comme mes premieres as- pirations, de méme que mes premiers désirs, cette derniere - esperance est tout a coup détruite. =} = (eo) EaOOKS.E@