Penny Dreadfuls, 1867 · page 164 of 339
La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 164: what you’re looking at
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EEE — — ee ee errllmlc eee )U DIABLE 155 toute leur conversation, fut-il soulagé d’un poids énorme. Avant de partir pour son expédition, le Resurrectionniste avait dit a Voreille de la Momie : — Pendant mon absence, vide les poches du jeune homme que nous avons porte dans l'autre chambre; il a sur lui quatre ou cing cents livres : mais prends bien earde! quand tu auras fini de le fouiller, déshabille-ie et regarde derriére le crane ; je crois avoir endommagé, car mon haton est retombé assez lourdement et il n’a pas prononeé un seul mot. S’il y a trace de blessure, je l’en- terrerai demain dans la cave; sinon, lave le corps propre- ment et avec soin : j’en ai le placement. Yest pour obéir a ces instructions que la Momie, ayant pris la chandelle, entra dans la chambre voisine aussitot que les trois bandits eurent quitte la place. L’horrible femme n’avait pas peur d’un mort; son mari avait été résurrectionniste et son seul enfant suivait la earriere de son pere; elle était done familiarisée avec tous les genres de mort, violente ou naturelle, et ne s’en alar- mait point. : Le révoltant spectacle d’un corps entrée en décomposition ne lui faisait pas plus d’impression que les pales restes d’une jeune fille charmante descendue prématurément dans la tombe, et que !’on eut arrachée a sa couche silencieuse avant que la main de la destruction n’eut commencé ses ravages. Cette hideuse vieille considérait les cadavres comme un article de commerce et ses marchandises, tout comme un autre marchand fait des siennes. Icboo 5