Penny Dreadfuls, 1867 · page 288 of 339
La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 288: what you’re looking at
A restored page from Penny Dreadfuls, 1867. Page through the whole issue in the reader above.
📄 Transcribed text from this page (OCR, searchable)
Machine-transcribed from the original scan — historical spelling and the odd misread are preserved.
DU DIABLE 284 — Hélas! vous avez raison, j’élais sur la pente d’un abime. J’ai échappé au danger, mais Montague ou Green- wood, peu importe comment il se nomme, me poursuit avec l’intention de consommer mon déshonneur. — Les crimes de cel homme sont sans nombre et sa persistance ne se lasse jamais, dit Diana. — Quel moyen adopter, demanda Elisa, pour échapper a ses machinations? Comment me mettre al’abri de ses pour- Suites ? Concevez-vous ma frayeur en m’éveillant ce matin... je me souviens qu’hier soir j’avais été mise au lit malgré moi... je n’avais aucun souvenir de ce qui s’était passé de- puis le souper... je trouvai le cordon de ma sonnette coupé ef une arme gue je tiens habituellement sous mon oreiller avait disparu! Je fus effrayée... je tremblais, quoiqu’il fit grand jour et que le calme et le silence régnassent autour de moi. A la fin, j’appelai ma domestique. Elle entra en m’apportant une lettre quelle venait de trouver sous le tapis de l’escalier ; c'est celle que vous avez lue tout a Vheure ; elle m’explique tout. Dites-moi, Diana, dites-moi comment je puis éviter les poursuites et les intrigues de cet homme. — Hélas! ma bonne amie, répondit madame Arlington apres quelques minutes de réflexion, je ne vois pas d’autre moyen que de quitter Londres. — Kt, si je quitte Londres, je quitterai l Angleterre, dit Elisa; mais je ne puis rien faire sans le consentement de celui auquel je dois tant. — Yous voulez parler du comte de Warrington, observa Diana, }'admire le sentiment de gratitude qui vous inspire. 46. Oo (-) [DOO