Penny Dreadfuls, 1867 · page 241 of 339
La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 241: what you’re looking at
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232 LA TAVERNE était lord-lieutenant, et il se vantait de pouvoir envoyer six membres au Parlement, en dépit du bill de réforme. Sa femme était alliée 4 une des familles les plus riches et les plus importantes de l’aristocratie, et c’est ainsi que Lord Tremordyn, sans talent, sans aucune connaissance acquise, sans rien qui put le recommander, était arrivé a la pairie; mais il avait certains principes politiques dont il avait heriteé en méme temps que des biens de sa famille, et qu'il n’avait pas d’autres raisons de professer que parce qu ils étaient ceux de ses ancétres. Lord Tremordyn, disons-nous, était un grand hommea la chambre des lords; il y parlait rarement, c’est vrai, mais il votait et disait aux autres comment il fallait voter : voila en quoi consistait son pouvoir. Quand il parlait, ses discours n’étaient qu'une suite epouvantable d’absurdités ; mais les secrétaires étaient tres- bons pour lui et ses discours n’étaient pas trop mauvais a Ja lecture : aussi, quand il les retrouvait imprimés, ne les reconnaissait-il plus. Lady Tremordyn etait un bas-bleu, elle s’entendait quelque peu a la politique et elle soufflait 4 son mari, a l'occasion, certaines idées qui auraient pu avoir de la va- leur, s'il eit su les émettre dans un langage intelligible. Quant au reste, Lord Tremordyn était un homme tres- hospitalier, grandami de la bouteille ; il se croyait un excel- lent sportsman, parce qu’il avait des chevaux et des chiens et qu’il entretenait un agent occupé a lui tenir un.livre de paris de courses ; il va sans dire qu’il y était presque tou- jours vole. > @ So © wn @ G(e)